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Publié par andika

Le réalisateur Cédric Jimenez retrouve cette année Jean Dujardin pour un film qui retrace la traque des terroristes auteurs des attentats du 13 novembre 2015. Huit ans après La French qui revenait sur l'assassinat du juge Michel à Marseille, le réalisateur français part de nouveau de faits réels pour nous proposer une fiction tendue, pleine de suspens et d'action, mettant aux prises des membres des forces de l'ordre et de la justice, face à de la grande délinquance. Un an après BAC Nord du même réalisateur, qui racontait l'histoire de policiers épinglés pour des faits  de corruption, on retrouve ici un monde où chacun est à sa place. Des policiers dans le camp du bien, soucieux de respecter scrupuleusement la procédure afin de ne laisser aucune échappatoire aux auteurs des attentats. Et ces derniers font face à des islamistes des plus radicalisés, déterminés à verser le plus de sang possible.

De cette confrontation nait une urgence, une tension viscérale. Les policiers savent que s'ils échouent, le prix se paiera en vies humaines. Le personnage de Jean Dujardin, qui incarne un commissaire de la SDAT est à cet égard un témoin saisissant. Par son jeu, le comédien montre toutes les difficultés de la situation, la tension inhérente à ses fonctions et une détermination à réussir coûte que coûte.

Le montage dynamique, qui ne s'attarde pas sur de longs plans, qui ne multiplie pas les bavardages, parvient à garder un rythme soutenu tout au long du film, et avance inexorablement vers la résolution.  Cependant, le suspens manque un peu dans la mesure où nous connaissons tous la fin de l'histoire. Toutefois, la reconstitution clinique de l'assaut est d'une maîtrise remarquable et d'une fidélité saisissante par rapport aux éléments qui étaient sortis dans la presse.

Ce film, sans trop en faire dans la reconstitution, nous ramène pourtant de manière viscérale à ces jours de novembre 2015 qu'on n'oubliera jamais. Avec subtilité, de manière sobre, mais de façon tellement vraie. Même s'il s'agit d'une fiction, on a l'impression nous aussi d'avoir mené cette traque tendue des personnes qui nous ont fait tant de mal cette soirée là.

Novembre agit ainsi comme une catharsis d'une soirée qui demeure encore aujourd'hui une blessure qui ne se referme pas totalement. Et c'est aussi un hommage aux forces de l'ordre qui nous protègent et qui sacrifient tout à leur devoir.

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E
J’y vais ce soir. Je te dirai ce que j’en ai pensé (cette soirée reste un cauchemar. Je cherchais un pote qui fêtait son anniversaire dans Paris et ne répondait pas aux sms. Heureusement il était juste à cours de batterie). Ni oubli ni pardon.
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