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Publié par andika

Qui n'a jamais rêvé de dire tout ce qui lui passait par la tête ? Dire tout ce qu'il pensait, en se moquant des éventuelles conséquences, des commodités. Balancer leurs quatre vérités aux gens. Etre méchant de façon totalement gratuite afin de soulager son doute une souffrance intérieure. Abandonner totalement le politiquement correct. C'est à peu près le programme du premier film du cinéaste connu pour être d'abord comédien (mais aussi compositeur) Viggo Mortensen. John, incarné par le réalisateur, va chercher son père dans le nord ouest des USA afin de la ramener en Californie pour y acquérir une maison et se rapprocher de sa famille dans ses vieux jours. Mais Willis, ce vieux père, n'est pas un homme facile (extraordinaire performance de Lance Henricksen).

A chaque dialogue, il va dans le pire, ici un commentaire raciste au sujet d'un homme politique de premier plan, là, une homophobie décomplexée envers son fils gay. Mais même si tout cela révèle le fond de la pensée de ce personnage, on se rend rapidement compte que tout n'est pas forcément rationnel. Que parfois, il y a de la confusion. Que l'on confond des personnes, des époques, des événements. Et le montage renforce cette impression en choisissant une narration faite de flash-backs, quand le père et le fils étaient plus jeune.

Pendant un certain temps, on distingue facilement le passé du présent puis, ce qui semble être le présent devient confus. Ou quand la narration du film sert le fond en plaçant le spectateur dans les chaussures de ses personnages.

Et au milieu de cette relation difficile, de ce ressentiment, on décèle pourtant de la tendresse. Mais cette dernière se fait trop rare. Le film étant phagocyté par les disputes entre les personnages et les séquences s'étirant en longueur là où on aurait pu essayer de mettre davantage de poésie visuellement.

On ne sait pas trop où les choses veulent en venir au final et on a l'impression de s'être un peu perdu en route arrivé à la fin. Mais pour le coup, on partage exactement le même point de vu que les personnages du film.

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