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Publié par andika

Baisers Volés (1968) de François Truffaut

J’ai opté pour Baisers Volés. J’avais découvert le personnage d’Antoine Doinel en fin d’année dernière lors d’une séance un ciné club de l’ENS de la rue d’Ulm. Il s’agissait de Domicile Conjugal. J’avais adoré. Baisers volés, c’est l’épisode juste avant, où Antoine n’est pas encore marié avec Christelle. Les deux s’aiment mais ont de sacrées difficultés à communiquer. Antoine change constamment de métier, devient un temps détective privé. Et c’est le déclencheur du thème du film. La dissimulation, la filature, la révélation. On s’aime, on se cache, on se ment, mais qu’est ce qu’on s’aime au fond. Et rien de tel que de le dire afin de pouvoir l’éprouver le mieux possible. La caméra de Truffaut révèle tout. Découverte également de Delphine Seyrig en madame Tabard et je peux dire que j'aime cette actrice.

Les Chansons d'amour (2007) de Christophe Honoré

Le trio fonctionne bien en chanson, un peu moins en amour où le duo reprend ses droits au milieu des notes et du drame. Grand Beaupain.

J'ai un vrai problème avec Louis Garrel dans ce film, trop beau, j'ai peu d'empathie pour lui. J'ai été moins touché que ce que j'aurais pu l'être. Mais de si belles chansons, de si beaux comédiens. Je déplore juste cette photo sombre. C'est toutefois un superbe objet ce film.

Les Deux Papes (2019) de Fernando Meirelles

Très étonnant dans la forme, avec une caméra un peu agitée mais aussi fan des plans serrés sur les visages. Des dialogues magnifiques. De grandes émotions devant ces deux ecclésiastiques en crise de foi. Pryce et Hopkins sont stratosphériques.
On revient sur la fameuse démission de Benoit XVI en 2013, et le contraste opéré avec son successeur François. En s’inspirant de cet antagonisme apparent, le scénario entre fantasme et faits réels parvient à faire vivre le dialogue entre ces deux hommes d’église qui portent chacun d’eux le fardeau du pêché. Joseph Raitzinger d’un coté, enfance dans l’Allemagne nazie, trop amoureux de ses livres dans sa jeunesse au lieu de se mêler au monde. Jorge Bergoglio de l’autre, jésuite au parcours exemplaire jusqu’à l’irruption de la junte militaire en argentine et la mise entre parenthèse de la démocratie. Il a dû se compromettre pour protéger les siens et en est sorti meurtri. Et de ces meurtrissures, de ces désaccords, vont naître une relation singulière, faite de débats, de confessions, de pardon et surtout de foi. La foi est partout et c’est elle qui in fine permet à ces hommes de se relever, et de poursuivre leur sacerdoce. Fernando Meirelles, réalisateur brésilien, ne se prive pas enfin, de montrer une scène où les deux papes regardent la finale de la coupe du monde 2014 entre l’Allemagne et l’Argentine. Nous en avions tous rêvé, il l’a fait.

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