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Publié par andika

En cette période de fin d'année, il est temps d'établir un top 10. Bon, après, ce n'est pas totalement désintéressé. Ce genre d'article fonctionne très bien et génère du trafic. Enfin, bon, comme je ne monétise rien sur mon blog, ça ne m'avance pas beaucoup mais ça fait du bien à mon égo. Et puis, plus on me lit, plus j'ai des opportunités intéressantes qui me permettent d'enrichir mon contenu ici.

En outre, avec ces grèves, je reste beaucoup plus de temps à la maison. Il faut donc bien s'occuper pendant les longue soirées d'hiver durant ces congés de fin d'année...

Petit avertissement, seront exclus de ce top les films Netflix. Ils ont leur mérite, c'est du cinéma, mais pour moi, l'expérience optimale d'un film, c'est dans une salle obscure et devant le plus grand écran possible. Pas dans mon lit sur mon ordinateur... Donc exit The Irishman et autre Marriage Story. N'apparaitront donc ici que des films sortis en salle entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019. Et d'ici 2020, je ne pense pas retourner au cinéma, encore que...

Pour ce top, on va aller du n°10 au n°1. Je reviendrai en quelques mots sur le film en question et j'évoquerai une scène en particulier, parce que c'est plus marrant comme ça. Mes critiques sont parfois barbantes, j'ai envie qu'on se marre ici ! (Mais vous trouverez quand même les liens vers les dites critiques dans l'article).

Ça m'a pris la tête de faire ce collage.

Ça m'a pris la tête de faire ce collage.

10- Once Upon a Time... in Hollywood, de Quentin Tarantino

 

La critique: ici

En quelques mots

Tarantino, c'est mon idole depuis que j'ai vu Pulp Fiction au collège (un peu jeune d'ailleurs). Et depuis Inglourious Basterds en 2009, j'ai tendance à aller voir chacun de ses nouveaux films le jour de la sortie en salle. Ça n'a pas manqué pour Once Upon a Time... in Hollywood. Je ne dirai pas que j'ai été déçu mais j'ai été étonné. Déjà, il y a zéro personnage noir et on n'entend pas une seule fois le mot nigga. Ce qui change un peu du flow habituel de ses films. Après, ça va assez lentement mais une fois qu'on a assimilé le tout, on se rend compte de la maturité acquise par le réalisateur, et puis, il y a tellement de scènes géniales au final qu'on ne peut pas détester ce film.

La scène

J'ai lu beaucoup de papiers qui disaient à quel point la scène où Margot Robbie dans le rôle de Sharon Tate allait voir son propre film au cinéma était magnifique... Bof, moi j'aime la fin ultra violente du film. Je n'ai pas peur d'avouer que j'étais venu pour ça.

9- La Mule, de Clint Eastwood

La critique: ici

En quelques mots

Clint, je suis un grand fan depuis que j'ai vu Impitoyable à la télé étant petit. J'ai grandi avec quelqu'un très fan de westerns et j'ai un peu attrapé le virus. Mais Clint, ce n'est pas que le western, c'est aussi une certaine idée de l'Amérique. Et le voir jouer le rôle d'un passeur de drogue à la frontière mexicaine était trop tentant. Surtout que je pensais qu'il en avait fini avec l'acting après Gran Torino. Grave erreur !

La scène

Clint qui danse, qui fait la fête, mais surtout qui va dans une chambre avec deux bombes (filles de joie on peut dire) qui le déshabillent. Ma mâchoire touchait le sol devant cette scène.

8- Un jour de pluie à New York, de Woody Allen

La critique: ici

En quelques mots

Woody Allen, j'ai découvert ado lorsque Match Point est sorti. Depuis, j'ai été plus ou moins assidu avec son film annuel. Mais avec les récentes polémiques, la machine s'est enrayée et il n'en sort plus un par an. Pire, même ceux déjà tournés, on rechigne parfois à les distribuer, certains comédiens s'en désolidarisent. Je trouve cela un peu dommage. Sachant que le cru de 2019 est des plus excellents, avec un Timothée Chalamet qui semble appartenir à cet univers depuis une éternité, tant sa manière de jouer le personnage de Gatsby rend compte des névroses de l'auteur.

La scène

Gatsby un peu désœuvré dans le bar d'un hôtel se fait aborder par une femme sculpturale qui a tout l'air d'être une professionnelle. Mais la scène continue de façon très étonnante par la suite !

7- L'Œuvre sans auteur, de Florian Henckel von Donnersmarck

La critique: ici

En quelques mots

C'est un film allemand, et par principe, je m'efforce d'aller voir chaque film allemand qui sort en salle. Et en plus, quand c'est le réalisateur de La Vie des Autres qui vient nous parler d'art, entre Allemagne Nazie, RDA et RFA, je ne peux qu'être attiré. Malheureusement et de façon incompréhensible, ce film a été distribué en deux parties distinctes, il a donc fallu payer deux places. Mais ça en valait la peine.

La scène

May, la tante de notre héros, présente quelques symptômes de folie. Mais cela se manifeste de plus en plus explicitement jusqu'à ce moment où on la trouve nue, devant un piano à jouer les Kinderszenen de Schumann. Puis elle commence constamment à taper sur la touche de la note la. Pour le mélomane que je suis, cette scène était bouleversante. Surtout lorsque l'on sait que Schumann est mort fou, à l'asile, en entendant constamment la note la.

6- Une vie cachée, de Terrence Malick

La critique: ici

En quelques mots

Un Terrence Malick, ça se savoure au cinéma. Et puis, lorsqu'il prend un casting à majorité germanophone, le petit Anthony est attiré irrémédiablement dans la salle obscure. Mais sacrilège, même si l'histoire se déroule en Autriche lors de l'année 1943, les comédiens ne jouent pas en allemand. Seule fausse note dans l'histoire du combat intérieur de Franz face au nazisme.

La scène

Franz est enfermée et son futur ne fait plus trop de doute, et là, on entend une musique, mais pas n'importe laquelle. L'Agnus Dei de Wojciech Kilar...

5- Le Traître, de Marco Bellocchio

La critique: ici

En quelques mots

Une histoire de mafia racontée très différemment de ce dont nous avons l'habitude. Rien de tel le vendredi soir après une semaine de dur labeur. Mais surtout, la critique du Canard enchaîné m'a convaincu. Enfin, un film qui rend hommage la grandeur du juge Giovanni Falcone est un film à voir absolument.

La scène

Buscetta, le personnage principal interprété par un exceptionnel Pierfrancesco Favino apprend une mauvaise nouvelle, et là, le comédien délivre une performance incroyable qui me donne encore des frissons et des larmes des semaines après. Une souffrance, une tristesse... Grande scène.

4- Avengers : Endgame, de Anthony Russo et Joe Russo

La critique: ici

En quelques mots

Vous n’espériez raisonnablement pas passer à côté d'un gros blockbuster américain en vous aventurant ici, rassurez-moi ? Ce film marque la fin de la phase 4 du fameux MCU mais surtout, je l'ai vu dans une ambiance de feu, avec une salle qui réagissait à fond à chaque rebondissement. Une façon de vivre le cinéma assez similaire à ce qui a court aux États-Unis. Et pour ces films en particulier, je dois dire que ce n'est pas désagréable de vivre une telle expérience collective.

La scène

"I'm Iron Man"

3- J'Accuse, de Roman Polanski

La critique: ici

En quelques mots

Encore beaucoup de polémiques avec ce film, mais regarder une œuvre cinématographique au sujet de l'Affaire Dreyfus, c'est d'utilité publique.

La scène

Cour de l'école militaire, le 5 janvier 1895, on dégrade la capitaine Dreyfus. L'homme humilié reste droit, crie son amour de l'armée et de la France. Poignant. Commentaire d'un militaire dans la foule "Dans l'antiquité, on livrait aux lions des chrétiens, aujourd'hui, on leur donne des juifs, c'est le progrès."

2- À couteaux tirés, de Rian Johnson

La critique: ici

En quelques mots

Rian Johnson est un réalisateur et scénariste que j'ai envie de défendre, tant il a été injustement décrié pour son sublime Star Wars: The Last Jedi. Il nous revient avec un policier à la Agatha Crhistie, et son scénario est une pépite. Hilarant, plein de suspens. La salle a applaudi le film à la fin, chose qui arrive assez rarement à Paris.

La scène

Daniel Craig qui parle d'un trou dans le trou dans le donut. Assurément une des choses les plus hilarantes que j'ai vue au cinéma en 2019.

1- Parasite, de Bong Joon-ho

La critique: ici

En quelques mots

Alors oui, je sais, je suis mainstream, c'est la palme d'or et tout. Mais ce film le vaut largement. J'ai rarement vu un scénario aussi intelligent. Bong Joon-ho ne se moque pas des spectateurs, et les pense suffisamment intelligents pour saisir à quel point il est brillant. Sinon, on m'a plagié ma critique sur ce film sur Amazon... Bon, au moins ça montre que ce que j'écris peut plaire à certains !

La scène

Une simple inondation après des pluies diluviennes, mais comme le scénario est brillant, lorsque la pluie tombe, ça devient immédiatement un enjeux dramatique. Ce film est incroyable.

Bonus: Diego Maradona, de Asif Kapadia

Parce que les documentaires, c'est aussi du cinéma. J'ai adoré ce film. La critique ici.

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