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Publié par andika

Après une production mémorable de Casse-Noisette à Paris en 2018, la troupe du ballet de l'Opéra national de Kiev est de retour au Théâtre des Champs-Élysées en cette fin d'année pour donner le Lac des Cygnes de Tchaikovski, dans la chorégraphie de Valery Kovtun,  pendant deux semaines à compter du 24 décembre 2019. La troupe est accompagnée pour l'occasion par le tout nouveau Orchestre Hexagone, placé sous la direction du chef ukrainien Viktor Oliynyk. Nous avons assisté à la générale du 23 décembre.

Le Lac Des Cygnes - DR

Le Lac Des Cygnes - DR

Une production placée sous le signe de la tradition

Tout dans cette production sent la noblesse de la tradition du ballet. Tout d'abord le cadre du TCE. Ce théâtre à l'italienne avec ces fauteuils inimitables, ces peintures, ce plafond tellement marquant, ce plateau profond. Lorsqu'on pénètre dans cet endroit, on prend conscience d'entrer dans un temple de l'art et de la culture niché dans les beaux quartiers de Paris. Les décors sobres employés, honorent ce lieu. Que ce soit l'intérieur du palais du prince, aux couleurs teintés de marron, assez chaudes, rempli de parures et d'étoffes. Ou encore le lac où évoluent les cygnes dans une ambiance bleuté, pleine de féérie, grâce à un éclairage astucieux. Enfin, les costumes. Dans l'acte III lorsque la reine donne une fête pour son fils et que des danses du monde entiers nous sont montrées, on apprécie la diversité des tenues. En particulier ces robes qui fleurent bon l'Espagne pour la danse espagnole.

La perfection de la danse

On sent que la troupe du Ballet de l'Opéra National de Kiev connait son Lac des Cygnes sur le bout des pointes. Une présence scénique captivante de chaque étoile. Un corps de ballet d'une grande précision et d'une grande grâce. Des prouesses techniques continuelles, notamment au niveau des portés et de sauts. Enfin, un jeu que l'on peut percevoir. En particulier le personnage de Odile/Odette (sublime Natalia Matsak). Le Cygne blanc et le Cygne noir, sont interprétés par la même danseuse et pourtant, on sent dans la subtilité de la danse et du jeu que ce n'est pas le même personnage. Un cygne blanc assez sobre, peu souriant, alors que le cygne noir n'est que sensualité, plaisir, séduction. Rothbart quant à lui impressionne de charisme à chacune de ses apparitions avec son costume ailé. Enfin, le Siegfried est très touchant tout au long de ses aventures.

Une direction musicale optimale

L'Orchestre Hexagone, aussitôt né, aussitôt bon. Composé de musiciens dont l'excellence n'est plus à prouver, il s'avère un accompagnateur de la danse efficace sous la baguette experte de Viktor Oliynyk. A travers le son produit, il raconte aussi l'histoire. Avec des cordes ardentes, une petite harmonie majestueuse, l'orchestre devient le véhicule fiable des émotions. On retiendra en particulier une Valse transcendante à l'Acte I, le final du même acte avec ce thème célèbre au hautbois. Tout comme la danse des petits cygnes. Et bien entendu, la fin tragique où la tension présente sur scène est très bien aidée par ce qui se passe en fosse.

Une production à ne manquer sous aucun prétexte !

Pour les fêtes de fin d'année, rien de tel pour s'évader, pour oublie la grève. Cela en vaut réellement le coup tant on est transporté et ému lorsque l'art atteint un tel niveau d'excellence.

Distribution

Ballet en quatre actes

Valery Kovtun chorégraphie
Piotr Ilitch Tchaïkovski musique

Orchestre Hexagone
Viktor Oliynyk direction

 

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