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Publié par andika

La saison musicale touche à sa fin, que j'ai arbitrairement arrêtée au 30 juin 2019 ! Oui, c'est facile, on a commencé le 1er septembre 2018 et on s'arrête fin juin. C'est clair, c'est net, et c'est précis. Donc entre septembre et juin, j'ai assisté à 54 concerts (et 3 opéras). Et parmi ces 54 concerts, j'en ai classé 31 dans le genre symphonique, qui a ma préférence. Mais j'aime aussi beaucoup la musique de chambre et les récitals. Toutefois, voir un orchestre composé d'une centaine de musiciens, c'est toujours quelque chose que je trouve totalement dingue.

Il ne s'agit pas ici de faire une "critique" de ces concerts étant donné qu'elle a déjà été faite au cours de la saison. Non, il s'agit ici d'établir un classement de 10 concerts qui m'ont vraiment marqué, pour diverses raisons. J'essaierai ici de vous en raconter le contexte, ce qui m'a motivé à y aller, ce qui m'a plu, pourquoi. Raconter les coulisses, ce qui me passe par la tête. Et il se passe des millions de choses dans ma tête, c'est un peu pour cela que je tiens un blog. 10 concerts sur 31, c'est trop peu, mais bon, c'est un chiffre rond. Ça ne signifie absolument pas que ceux qui sont absents de la liste ne m'ont pas plu à quelques rares exceptions près laugh

Je vais vous les exposer dans un ordre de préférence croissant, tant est si bien que le concert dont je parlerai tout en bas de l'article, sera mon préféré. Bon, rien ne vous empêche d'y aller directement pour découvrir quel est ce moment que je mets au dessus des autres, mais ce n'est pas une raison pour ne pas lire le reste ! Parce que j'ai vraiment beaucoup aimé chacun de ces concerts dont je vais vous parler !

Enfin, je vais abuser ici de la première personne ! Je m'adresse à vous directement, sans filtre, c'est vraiment moi qui parle, le plus naturellement possible. Je n'essaie d'entrer dans aucun format, aucun cadre, et donc je me permets d'employer la première personne du singulier pour l'occasion et ça fait du bien ! Sans plus attendre, commençons à revenir sur cette belle saison 2018/2019

10) [Philharmonie] Orchestre Philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung 01/02/2019: Soirée 100% Tchaikowski !

Programme

Piotr Ilyitch Tchaïkovski
Concerto pour piano et orchestre n°1
Symphonie n°6  « Pathétique »

Seong-Jin Cho piano

Orchestre Philharmonique de Radio France
Myung-Whun Chung
direction

Lien de la critique: ici

Le tweet
 

Le contexte

Début de l'année 2019 et déjà 21ème concert de ma saison ! Je n'avais pas prévu d'y aller, car j'avais déjà entendu la Symphonie Pathétique de Tchaikowski l'année dernière avec le Gewandhaus. Et j'en gardais un bon souvenir. Mais le nom du pianiste au programme ne m'a pas laissé indifférent. En effet, Seong-Jin Cho est le premier prix du concours Chopin de Varsovie de 2015. Et en plus, le premier concerto pour piano de Tchaikowski est une œuvre que j'adore et que je rêvais d'entendre en concert. Par conséquent, lorsque j'ai vu qu'une place s'était libérée, j'ai littéralement sauté dessus et je ne l'ai pas regretté. C'était enfin l'occasion de voir le Maestro Chung ! Il avait annulé le précédent programme dans lequel j'avais prévu d'aller l'entendre. J'étais heureux de le voir enfin à l’œuvre !

Pourquoi j'ai aimé ?

Deux œuvres fantastiques et un pianiste vraiment impressionnant. Un des meilleurs qu'il m'ait été donné de voir, vraiment. Je me souviens aussi du traitement des percussions par le chef, qui était particulièrement vigoureux. En revanche, ça n'a pas forcément été le meilleur public. Mais très belle soirée tout de même !

9) [Philharmonie] Orchestre de Paris, Daniel Harding, 04/04/2019: Mon intégrale des symphonies de Mahler en concert enfin complétée !!

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour piano n° 22
 
Gustav Mahler
Symphonie n° 7 "Chant de la nuit"

Orchestre de Paris

Daniel Harding, direction

Kristian Bezuidenhout, piano

Lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Pour celui-ci, j'avais réservé bien en avance ! En effet, l'occasion d'entendre en concert la 7ème de Mahler ne se présente pas souvent ! En plus, la veille, une conférence au sujet de cette symphonie était prévue à la Philharmonie. Elle durait deux heures et a été très enrichissante de sorte que j'avais vraiment hâte de l'entendre en vrai le lendemain ! Et avec cette 7ème, j'ai enfin accompli mon intégrale des 9 symphonies de Mahler en concert au cours de ma vie. J'avais commencé en mai 2017 avec la n°2 Résurrection ! Deux ans pour y parvenir, rien qu'à Paris, c'est pas mal ! (Et non, je ne compte pas la 10ème inachevée mais pour faire bonne mesure, j'ai aussi entendu le Chant de la Terre !)

Pourquoi j'ai aimé ?

D'une part, la question se pose réellement tant Daniel Harding peut m'énerver dans Mahler. Mais d'autre part, son côté un peu control freak fait très bon ménage avec cette partition un tantinet foutraque. J'ai eu l'impression d'entendre quelque chose de clair, une direction qui savait où elle allait. Et surtout, entendre ces textures pour de vrai, ça apporte une vraie plus-value par rapport au disque, clairement. C'est le genre de symphonie qui gagne beaucoup à être entendue en concert. Je faisais partie des rares personnes à avoir apprécié parmi mes amis, mais je maintiens encore que c'était un bon concert ! Surtout que sur une note encore plus personnelle, j'ai aussi eu l'opportunité d'entendre le Concerto pour piano n°22 en mi bémol majeur de Mozart dont j'étais vraiment tombé amoureux devant Amadeus.

8) [Radio France] Orchestre Philharmonique de Radio France, Vasily Petrenko, 30/11/2018: À la découverte du chef préféré de ma prof d'anglais préférée

Programme

Leonard Bernstein
Symphonie n°2 « The Age of Anxiety »

Sergueï Rachmaninov
L'Île des morts

Alexandre Scriabine
Poème de l’extase

Kirill Gerstein piano

Orchestre Philharmonique de Radio France
Vasily Petrenko direction

Lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Vasily Petrenko est un nom que j'entends depuis que je connais ma prof d'anglais préférée. Elle ne jure que par ce chef russe qui sévit notamment à Liverpool. J'avais manqué une opportunité l'année dernière où il était passé à la Philharmonie à la tête du Philhar' notamment pour jouer la Petite Sirène de Zemlinsky, dans une salle à moitié vide. J'avais écouté à la radio sur France Musique et j'avais beaucoup aimé. Pour ce 11ème concert de la saison, je me décide alors enfin à aller l'écouter. Au détriment d'un autre concert qui avait lieu au même moment où était programmée la 8ème de Chostakovitch. Mais je n'ai pas regretté mon choix. Pas une seconde. En effet, quelques jours avant, en parlant du programme que j'allais entendre à une amie, celle-ci m'a annoncé tout de go que j'allais jouir pendant le Poème de l'extase de Scriabine ! Rien de tel pour être égayé ! Et pourtant, j'étais sceptique pour la 2ème de Bernstein, sachant que je m'étais endormis en écoutant la 3ème... Mais même cette symphonie m'a plu finalement. Et oui, 2018 était encore l'année Bernstein. Enfin, l'île des morts de Rachmaninov, compositeur que je connais bien.

Pourquoi j'ai aimé ?

Parce que c'est un sacré bon programme. La symphonie de Bernstein était une figure imposée au chef par l'orchestre, il lui incombait par la suite de compléter. Et il a eu une idée brillante. Faire une chemin progressif vers l'extase en piochant dans le répertoire russe, son pays natal. En faisant donc un crochet par l'île des morts pour finir vers l'extase. J'ai découvert deux œuvres superbes qui m'ont transporté d'émotions (et enchainer l'ile des morts et le poème de l'extase, c'est consistant). Brillant. J'ai aimé sa maitrise des nuances, sa gestique, les équilibres trouvés. Et puis, retrouver le pianiste Kirill Gerstein 4 ans après la première fois était très agréable. Résultat des courses, toujours écouter les conseils musicaux de ma prof d'anglais préférée ! J'ai bien fait d'y aller parce que Petrenko ne revient pas la saison prochaine alors qu'il était là tous les ans depuis des années !

7) [Philharmonie] Orchestre de Paris, Klaus Mäkelä , 13/06/2019: A la découverte d'un jeunot !

Programme

John Adams
Short Ride in a Fast Machine
 
Edvard Grieg
Concerto pour piano
 
Dmitri Chostakovitch
Symphonie n° 5

Orchestre de Paris

Klaus Mäkelä, direction

Javier Perianes, piano

Lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Concert réservé de très longue date. J'ai lu dans le programme Symphonie n°5 de Chostakovitch et j'ai acheté ! Ah la 5ème. Je m'étais endormis la première fois que je l'avais entendue en concert il y a 4 ans à Londres, ceux qui me connaissent un peu ont sans doute déjà entendu cette histoire. Et pourtant, elle est fabuleuse ! Cinq années après, j'étais bien décidé à ne pas m'assoupir. Le reste du programme n'avait que peu d'intérêt à mes yeux mais la date approchant, je me suis rendu compte que le chef était un illustre inconnu de 23 ans. Chose très intrigante...

Pourquoi j'ai aimé ?

On ne va pas se mentir, le John Adams qui dure cinq minutes était bien sympa mais ce n'est pas ce que j'ai retenu de ce concert. Le concerto de Grieg, je n'ai pas vraiment pu l'apprécier car je l'avais entendu en mieux peu de temps avant. Mais la 5ème de Chostakovitch, mama mia ! Quelle claque ! Je peux vous garantir que je n'ai pas dormi cette fois-ci ! Que du bonheur, l'Orchestre de Paris excelle dans ce répertoire et on sent que la rencontre avec ce chef a été très positive. Beaucoup de fougue mais aussi de justesse, de sensibilité. Entre de bonnes mains, l'OP fait des étincelles. La force émotionnelle de cette symphonie est très grande, et c'est toujours quelque chose de l'entendre en concert.

6) [Philharmonie] Münchner Philharmoniker, Valery Gergiev, 17/02/2019: La Symphonie des 1000 !

Programme

Gustav Mahler
Symphonie n° 8 "Symphonie des mille"

Münchner Philharmoniker

Philharmonischer Chor München

Orfeón Donostiarra

Augsburger Domsingknaben

Valery Gergiev, direction

Lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

C'était juste mon rêve d'entendre cette symphonie en concert. J'avais eu la nouvelle près d'une année avant. Mais je n'avais pas une grande visibilité, et financièrement, je n'avais pas forcément les fonds pour prendre un abonnement. Parce que oui, pour être sur d'avoir une place à un tel concert, mieux vaut la prendre en abonnement, on a encore plus d'avance comme ça. Mais maintenant, comme je connais un peu de monde, je sais que des places ne manquent jamais de se libérer lorsque l'échéance approche. Je guettais et l'opportunité s'est bel et bien présentée. J'ai littéralement bondi sur la place et j'ai pu assister à cet événement, en effet, c'était la première 8ème de Mahler à la Philharmonie, salle parfaitement adaptée à cette œuvre très rarement jouée.

Pourquoi j'ai aimé ?

C'était la folie ! Une salle bondée (avec bien entendu des retardataires, j'ai du me lever lors du second mouvement angry) et surtout une œuvre extraordinaire. Bon, l'effectif des musiciens n'atteignait pas les mille mais c'était quand même impressionnant. Et puis Gergiev avec son cure dent, c'est quand même la classe. C'était mon premier concert avec lui, même si je m'étais incrusté à une de ses répétitions auparavant laugh ! Musicalement, entendre véritablement tout le monde chanter Veni Creator Spiritus, c'est dingue. Mais j'ai surtout vraiment pu entrer dans le deuxième mouvement avec pour sujet les scènes de Faust. Rien de tel que d'être dans la salle pour s’immerger dans cette musique. Enfin, c'était dans le cadre d'un énième week-end Mahler. Mais celui-ci avait une signification particulière puisque l'orchestre de Munich avait créé plusieurs de ses œuvres et que ce sont celles-ci qu'il a interprétées lors de ce week-end.

Bonus: Concert disponible à l'écoute sur France Musique

5) [Radio France] Orchestre Philharmonique de Radio France, Mikko Franck, 18/01/2019: LE MEILLEUR AFTER DE LA SAISON !

Programme

Gustav Mahler
Symphonie n°6 "Tragique"

Orchestre Philharmonique de Radio France
Mikko Franck direction

Lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Il s'agissait déjà de ma troisième 6ème de Mahler en concert, en un peu plus d'un an. J'avais beaucoup aimé l'Orchestre de Paris et beaucoup moins Cleveland. J'étais très curieux de savoir ce que Mikko allait faire car j'avais adoré sa lecture de la Symphonie Résurrection. En prime, j'avais invité un bon ami à moi afin de lui faire découvrir l'intense plaisir de la musique de Mahler en concert. Ah oui, pour finir, l'avantage majeur qu'à l'Orchestre Philharmonique de Radio France, c'est que ses concerts sont normalement le vendredi soir, c'est son jour, et c'est le meilleur jour pour un concert. Définitivement ! Enfin, pour le coup, c'était déjà mon deuxième concert de la journée après un petit encas de musique de chambre à midi trente !

Pourquoi j'ai aimé ?

Il faut rendre à César ce qui appartient à César, et en l’occurrence à Olivier dont je cite le tweet. Pour la première fois de ma vie, j'ai trouvé cela cohérent qu'on mette le scherzo avant l'andante. Ce cher Olivier, ça fait quelques temps que je constate que lorsqu'il y a du Mahler à Paris, on a de forte chances de le croiser. Et depuis deux ans, on a aussi de fortes chances de me croiser ! Ce qui rend l'expérience du concert très conviviale. Enfin, plutôt l'après. Si vous pensez que mes critères d'appréciation d'un concert sont strictement musicaux, vous vous trompez. C'est sans doute l'après concert le plus réussi de la saison ! Ah, quand on constate que le chef d'orchestre commente sa publication Facebook au sujet de sa prestation à une heure avancée de la nuit et que ça cause un peu de stress à une personne innocente, ça ne s'oublie pas laugh. Sinon musicalement, la façon qu'a Mikko Franck de traiter cette musique de manière pastorale, contemplative, en l’adoucissant un peu pour finalement nous cogner durement, c'est unique et ça marche !

4) [Philharmonie] Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons, 16/09/2018: Les dégâts de la journée sans voiture

Programme

Leonard Bernstein
Sérénade pour violon, cordes, harpe et percussions
 
Dmitri Chostakovitch
Symphonie n°4

Boston Symphony Orchestra

Andris Nelsons, direction

Baïba Skride, violon
 
 
Le lien de la critique: ici
 
Le tweet
 

Le contexte

Jean-Yves Malmasson est un musicien que j'apprécie beaucoup et avec qui j'adore échanger sur Twitter. Nous partageons ensemble l'amour de Chostakovitch et de Claudio Abbado entre autre. La 4ème de Chostakovitch est sans doute une de ses œuvres préférées et il en a été privé à cause de l'incurie d'une politique... Ou quand la musique est directement affectée par des décisions qui ne sont pas forcément bien pesées. J'ai été meurtri d'apprendre qu'il n'avait pas pu assister à ce concert à cause de la journée sans voiture. Renommons là la journée dans philharmonie dans ce cas ! Sachant que pour le mélomane, c'était une date cochée. Un chef reconnu, un orchestre prestigieux en tournée et une rare 4ème Symphonie de Chostakovitch. C'était compris dans mon abonnement depuis longtemps et il me tardait d'y être.

Pourquoi j'ai aimé ?

Bizarrement, il n'y avait pas beaucoup de monde, peut-être à cause de la journée sans voiture ou peut-être parce que le dimanche à 16h les gens n'aiment pas venir au concert. J'ai donc pu bénéficier d'un replacement fabuleux et j'ai assisté à ce concert à une très bonne place ! Sinon, 2018 était toujours l'année Bernstein et j'ai encore découvert une de ses compositions avec cette Sérénade empreinte de philosophie. Mais la 4ème de Chostakovitch, c'est quelque chose ! Restée dans le tiroir pendant près de 25 ans, elle l'expression de la dépression en musique. Déjà en disque, on le ressent mais dans la salle de concert... L'usage de certains timbres grinçants ne laisse pas indifférent mais surtout, cette orchestration massive s'épanouit pleinement dans la philharmonie. On dit que c'est la plus malherienne des symphonies de Chostakovitch, il y a du vrai. Mais c'est avant tout une très grande symphonie !

3) [Radio France] Orchestre Philharmonique de Radio France, Aziz Shokhakimov 06/03/2019: Chostakovitch plus fort que le PSG !

Programme

Dimitri Chostakovitch
Concerto pour piano et orchestre n°1
Symphonie n°10


Andreï Korobeinikov piano
Alexandre Baty trompette

Orchestre Philharmonique de Radio France
Aziz Shokhakimov direction

Le lien de la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Le 6 mars 2019 était la date du 8ème de finale retour de Ligue des Champions entre le PSG et Manchester United au Parc des Princes. Trois semaines auparavant les parisiens avaient fait le boulot à Manchester en s'imposant 2-0. Du coup, je me suis dit que c'était joué, que la remontada datait, que c'était du passé. Et que au pire, si Paris venait à perdre, je m'en voudrais d'être resté chez moi à regarder ça alors que j'aurais pu aller à Radio France pour un programme 100% Chostakovitch. Donc j'ai choisi le concert ! Et j'ai fait un bon choix vu que Paris s'est fait humilier 3-1 et a été éliminé... J'avais déjà vécu une belle 10ème de Chostakovitch avec Vengerov et le National l'année d'avant. Et puis, le jeune chef invité ce soir là m'intriguait. A la base, ce concert était prévu pour célébrer les 80 du chef Iouri Temirkanov mais il a du annuler pour raisons de santé. C'était alors l'opportunité de découvrir un jeune ouzbek du nom de Aziz Shokhakimov...

Pourquoi j'ai aimé ?

Parce que c'est la 10ème de Chostakovitch et parce que le chef a tout compris. Une grande découverte ! Et le concerto pour piano et trompette était également très, très jouissif. Tant et si bien que la défaite du PSG m'a à peine gâché la soirée. Elle m'a juste conforté dans mon choix. La 10ème symphonie est la symphonie de la victoire, de la victoire de Chostakovitch sur Staline. Il s'y affirme en exposant son fameux thème DSCH qui représente son nom. Il revient à la symphonie des années après la 9ème qui avait déplu à Staline, et il lui règle son compte après sa mort. Et au final, cette musique est juste trop cool. Le deuxième mouvement, on le joue à la guittare électirque et ça passe tout seul.

2) [Philharmonie] Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons, 15/09/2018: Les vertus d'aller écouter un orchestre en tournée !

Programme

Gustav Mahler
Symphonie n° 3

Boston Symphony Orchestra

Chœur de femmes de Radio France

Maîtrise de Radio France

Andris Nelsons, direction

Susan Graham, mezzo-soprano

Johannes Prinz, chef de chœur

Victor Jacob, chef de chœur

Le lien vers la critique: ici

Le tweet

Le contexte

A la base, je n'avais prévu que d'aller au concert du lendemain que j'ai déjà traité au dessus (4ème du classement). Mais une place s'est libérée dans la semaine et je n'ai pas pu résister à l'opportunité d'aller écouter une deuxième fois la 3ème de Mahler après une expérience un peu avortée en début d'année. En effet, j'avais invité une personne qui est venue avec du retard et je l'ai attendue, attendue. On a manqué presque tout le premier mouvement... Et puis ma prof d'anglais préférée n'avait de cesse de m’exhorter à changer un peu mes habitudes et de cesser mon fétichisme avec les orchestres parisiens en allant un peu écouter les orchestres en tournée. J'étais tout heureux de pouvoir suivre son conseil à l'occasion de ce concert avec le BSO qui nous venait tout droit du Massachussets !

Pourquoi j'ai aimé ?

Tout d'abord parce que je suis arrivé à l'heure comme je n'avais invité personne ! Du coup j'ai eu tout le premier mouvement et nom de Dieu, c'est géant. J'ai été tellement ému, c'est tellement profond cette troisième de Mahler. Toute une aventure. J'ai également été stupéfait par le niveau phénoménal des musiciens du BSO qui m'ont fait une très forte impression. Enfin, c'était mon deuxième concert avec le chef Andris Nelsons et j'aime beaucoup son style. Une grande soirée.

1) [Philharmonie] Orchestre National de France, Charles Dutoit, 03/02/2019: Le parfum de la polémique !

Programme

Hector Berlioz
La Damnation de Faust

John Osborn ténor (Faust)
Kate Lindsey mezzo-soprano (Marguerite)
Nahuel Di Pierro basse (Méphistophélès)
Edwin Crossley-Mercer baryton-basse (Brander)

Maîtrise de Radio France
Sofi Jeannin chef de chœur
Chœur de Radio France
Martina Batič chef de chœur
Orchestre National de France
Charles Dutoit direction

Lien vers la critique: ici

Le tweet

Le contexte

Je n'avais absolument pas prévu d'assister à ce concert. J'avais bien vu passer l'événement sur Facebook avec la photo de la mezzo. Et même en lisant le programme de la saison, j'avais été intrigué de voir que l'ONF allait se produire à la Philharmonie. Une première ! Mais Emmanuel Krivine, le directeur musical, annula sa participation. Il a fallu le remplacer et le choix s'est porté sur le suisse Charles Dutoit, ancien directeur musical de l'ONF (1991-2001). Et c'est là que les problèmes ont commencé. En effet, il avait été mis en cause au Canada suite au mouvement #MeToo et il était un peu ostracisé depuis, bien que les différentes enquêtes diligentées n'aient pas mené à grand chose jusqu'à présent. En règle générale, la presse ne parle pas trop des concerts symphoniques avant qu'ils n'aient lieu et très peu après. Mais sur ce coup, on en a parlé même à l'étranger ! Devant ce tapage, j'ai eu envie d'aller à ce concert en signe de protestation contre cette tendance de vouloir effacer les gens sur la base de quelques accusations. Regardez ce qui est arrivé à Daniele Gatti par exemple. Donc lorsqu'une place s'est libérée, j'ai sauté sur l'occasion.

Pourquoi j'ai aimé ?

2019, c'est l'année Berlioz et c'est donc l'opportunité de découvrir la musique de cet éminent compositeur français.  C'était la première fois que j'étais confronté au texte du Faust de Goethe, et c'est une sacrée expérience. C'est un opéra de concert, directement prévu pour ce format et ça marche très bien. Les chanteurs étaient vraiment excellents. Et l'Orchestre, il est fait pour ce répertoire, la Marche hongroise était un grand moment. Enfin, le Chœur et la Maitrise de Radio France ont vraiment chanté admirablement bien, et l'émotion était présente. Visiblement, Charles Dutoit était vraiment très content d'être là, et malgré la polémique qui a entouré sa venue, le concert s'est déroulé normalement. Et tout ce bruit m'a procuré un bon trafic sur le blog !

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