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Publié par andika

La date du 12 juin 2019 était une date cochée dans notre agenda pour diverses raisons. C'était surtout l'opportunité de découvrir la Camerata Alma Viva (l'âme vivante), pour son premier concert parisien au Bal Blomet. Mais késako la Camerata ? Il s'agit d'un ensemble d'instruments à cordes composé pour la plupart de musiciens venant de la musique de chambre. Ils sont jeunes, ils sont beaux et ils sont talentueux ! Ils ont fondé ce groupe pendant leurs études à l'occasion d'un atelier sans chef, et ils se sont rendu compte qu'ils aimaient ça, de jouer sans chef. Ils jouent également debout, sauf les violoncelles pour des raisons évidentes (mais contrairement à l'orchestre Musicaeterna de Currentzis, ce n'est pas un gadget marketing). Composé de neuf nationalités différentes, l'ensemble se retrouve pour des projets dont la diversité est tout simplement stupéfiante. Par exemple, de l'improvisation avec le violoncelliste Matthew Barley, un spectacle associant de la danse et des jongles, et puis même une expérience proche de la sophrologie que nous avons vécue lors de ce concert !

La Camerata Alma Viva enflamme le Bal Blomet avec son album B-Side

Mais il s'agissait avant tout de musique au Bal blomet, avec la présentation de l'album B-Side sorti le 7 juin 2019 chez #NoMadMusic. Et là où le disque est déjà excellent, le concert est encore mieux pour entendre toute la vitalité de ces musiciens. Notamment dans l'Allegro du Divertimento en si bémol Majeur, K.137 de Mozart qui est vraiment le morceau emblématique de ce disque, tant il est entraînant. L'intensité et la fougue que les musiciens impriment dans leur interprétation ne peuvent qu'emporter l'enthousiasme. La Camerata étonne également avec The Wall of Sound ! Morceau de 25 secondes seulement, dans le registre grave des cordes et qui atteint une certaine saturation du son, avant une relâche qui permet une très belle transition vers la Passacaille de Handel, merveilleusement arrangée par Éric Mouret. Soulignons également la valse follement décadente de Dmitry Kabalevsky toujours arrangée par Éric Mouret, qui use formidablement des timbres qu'il a à sa disposition.

Il était également plaisant d'entendre Charlotte Maclet, le premier violon, nous faire la présentation du programme et nous parler des différents projets de l'ensemble, avec des extraits vidéos. Même s'il elle n'était pas sur scène pour jouer (en raison d'un heureux événement imminent), sa présence ajoutait quelque chose de très convivial.

Paradoxalement, le moment le plus étonnant du concert ne s'est pas déroulé sur la scène mais sur l'écran. En effet, le disque dure "seulement" 45 minutes, ce qui est une durée un peu courte. Comme s'il avait été amputé. La surprise issue de l'écran est un arrangement de Purple Haze totalement dingue que l'on doit encore à Eric Mouret. Mais pour des raisons de droits, cette interprétation ne sera pas sur le disque. Alors qu'elle faisait partie du projet initial. Mais tout de même, à défaut d'avoir un programme de Handel à Hendrix, on a toutefois un disque empli d'une force vive absolument irrésistible. Force décuplée lors de cette soirée au Bal blomet, où on avait également l'opportunité d'échanger avec ces fantastiques musiciens. Hâte de découvrir le prochain projet !

Références B-Side
Artistes La Camerata Alma Viva
Date de sortie 7 juin 2019
Label #NoMadMusic

 

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