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Publié par andika

Encore un concert de musique de chambre au studio 104 de la maison de la radio en ce vendredi 16 novembre 2018 ! Ce rendez-vous de midi trente avec les musiciens de l'Orchestre national de France est devenu incontournable pour moi. Même en étant malade comme pas permis !

Quel plaisir de retrouver l'ensemble AdONF constitué des percussionnistes de l'ONF après une première rencontre mémorable en janvier. Là où AdONF avait offert un programme 100% percussif, en ce 16 novembre, on a alterné entre tradition chambriste avec le Quintette à cordes n°2 en sol Majeur op.111 de Johannes Brahms et une création mondiale d'une œuvre de Didier Bénetti, Black Screen  pour piano, quatuor à cordes, contrebasse et percussion, pour finir avec Bernstein dont on célèbre (encore) le centenaire, avec ses Danses symphoniques, extraits : Ouverture - Somewhere - Mambo issues du fameux West Side Story.

Du romantisme, du contemporain, du 20ème siècle. Et étonnamment, ces œuvres dialoguent assez bien entre elles.

En effet, le Quintette op. 111 est remarquable en effet par ses couleurs MittelEuropa, tantôt slaves, tantôt hongroises, tantôt tziganes. En d'autres termes, il est dansant, surtout dans le IV, Vivace, où on entend bien toutes ces influences. Le reste du temps, mes forces ne m'ont pas permis d'écouter attentivement, le début était pourtant majestueux, même si la musique mettait un peu de temps à entrer dans le vif du sujet.

Plus aucun souci d'attention en revanche pour la création de l’œuvre de Benetti ! Musicien génial de l'ONF, percussionniste, pianiste, compositeur, arrangeur, il nous a concocté un fabuleux morceau, ni trop moderne, ni trop traditionnel. Beaucoup de rythme, de percussions, qui contrastent avec des moments où l'ensemble est plus calme, posé, où l'on abandonne un peu la sacro-sainte tonalité. On entend par-ci par là des citations de Bernstein (America...). On sent aussi l'enthousiasme des musiciens et surtout de Didier Benetti qui dirige ses collègues, même lorsque de son piano, il se retrouve derrière les cordes. Mais qu'il est bon de le voir agiter ses mains, taper du pied, battre la mesure, sentir et vivre sa musique.

Je fréquente West Side Story depuis le collège où ma chère prof de musique avait eu la bonne idée de nous faire étudier cette comédie musicale. Les danses qui en ont été tirées sont des pages merveilleuses à jouer pour un orchestre. Ici, l'orchestre est un peu réduit, tout le travail en revient une fois de plus à Didier Benetti. On a un peu renforcé les percussions et un peu réduit les cordes. On aboutit alors à un ensemble dansant qui swingue et qui donne envie de danser un vendredi en début d'après midi ! Dans l'ouverture, on entend à quel point les percussionnistes d'AdONF sont mis en avant, avec même une vraie batterie en prime ! Somewhre est la page la plus lyrique, sensible et les cordes y prennent leur part, avec un vibrato et un legatos vraiment très beaux. Enfin, le fameux Mambo termine le concert en apothéose, surtout lorsque les musiciens ne lésinent pas à crier le fameux mot "Mambo" et encore plus lorsqu'ils le reprennent en bis ! Une seule envie en entendant cela: danser !

 

 

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