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Publié par andika

J'étais de nouveau à la Philharmonie ce dimanche 27 novembre 2016 pour un concert un peu particulier. Il s'inscrivait dans le cadre thématique du concerto pour piano n°2 de Rachmaninov présenté par Alexandre Tharaud. J'avais déjà parlé de Rachmaninov ici en relatant le concert londonien auquel j'avais assisté à l'été 2014 et où j'avais eu la chance d'entendre son concerto n°3, puis en parlant d'un article de libé à propos d'un autre concert.

J'ai toujours eu une petite préférence pour le concerto n°3 mais j'aime aussi beaucoup le n°2 car il signifie beaucoup de choses. Ce concert n'était pas un concert habituel, à savoir qu'il ne s'agissait pas uniquement de musique. J'avais pris cette date car tout d'abord, je préfère le dimanche maintenant, afin d'être sur de pouvoir y aller, de plus, ça ne coutait vraiment pas cher mais une fois les places achetées, je me suis aperçu que quelque chose clochait. En me renseignant un peu plus, j'ai constaté que ces fameux concerts en famille avaient la particularité de ne pas présenter l'oeuvre complète qui est au programme mais des extraits... Mais finalement ce n'est pas plus mal, car, on a eu droit au moins au 3/4 de l'oeuvre et aussi à autres choses, en bonus ! Tout d'abord la narration de Marc Dumont qui est enseignant d'histoire et qui nous a apporté des éclaircissements très intéressants sur le contexte de l'oeuvre, de plus, on a aussi eu l'occasion d'entendre un extrait de la musique de Tchaikowski et il y avait également des extraits vidéos qui étaient diffusés, de sorte que tout cela était très, très dynamique.

A cette occasion, l'orchestre du conservatoire à rayonnement régional de Paris était aux fourneaux, dirigé par Pierre Michel Durand et au piano, nous avion le serbe Aleksandar Madzar. On sentait bien qu'on avait affaire à des jeunes, le son manquait un peu de cohésion, d'ampleur, ils ne faisaient pas bien corps mais toutefois, ils s'en sont admirablement bien sorti.

Dans le premier mouvement, on n'entend la fameuse introduction, faite d'accords mystérieux qui représentent les cloches qui sonnent dans la Russie de Rachmaninov, il disait d'ailleurs que par ces accords, il avait l'intention de prendre possession de l'attention du public. Et c'est une chose vraiment réussite, on est captivé dès le début.

On entend par la suite des extrait du second mouvement, qui est le plus connu car il a été utilisé pour la chanson All by myself, reprise à de multiples reprises. C'est vraiment ce mouvement qui est psychanalytique. En effet, Rachmaninov écrit ce concerto dans une période de grave dépression après l'échec de la création de sa première symphonie à cause du chef d'orchestre qui était saoul. Mais sa thérapie avec Nikolaï Dahl va l'aider à surmonter ses souffrances, lors de la création de l'oeuvre, son propre médecin sera même dans l'orchestre dans le pupitre des violoncelles. On ne peut pas être insensible à cette musique.

Enfin, le troisième mouvement a été joué en entier, c'est le plus joyeux et le plus virtuose, ça tombe bien. En parlant de ça, le pianiste m'a vraiment impressionné, il a également eu à jouer le fameux prélude en Do# mineur op n°2, et c'était vraiment cool.

Au final, c'était vraiment sympa d'avoir quelque chose de différent, ce genre d'initiative permet à un vaste public de venir sans se sentir toutefois étranger, ou pas à sa place. D'ailleurs, à cette occasion, l'association cinémadifférence était présente, elle permet à des personnes qui sont soit malades, sois à mobilité réduite, d'assister à des représentations culturelles. Je pense que ce concert à du plaire à ce public.
 

 

 

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L
C'est une superbe expérience de découvrir la musique classique en concert, c'est super que certains publics puissent y accéder avec l'aide d'associations car par eux-mêmes ils n'auraient certainement pas pris l'initiative de s'y rendre !
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A
Exactement !